J’habite une ville, de la mémoire à l’utopie

(titre provisoire Création 2018)

Voilà plusieurs années que je ressens le besoin de créer un univers qui parlerait d’Utopie, de rêves communs de grands ou de petits espoirs. Dans un monde où la violence fait loi et la perte des repères est inexorable, j’imagine un univers drôle et teinté d’impertinence qui viendrait tacler cette sinistre réalité. J’imagine un spectacle emprunt de légèreté et de rire, qui donnerait envie de se battre sans peur pour une pensée libre et un monde habillé de couleurs de fête. »       Aurélie Péglion

 

La compagnie Gorgomar ira à la rencontre de la population pour l’associer à l’écriture de sa nouvelle création : « J’habite une ville » Titre provisoire. Il s’agira de questionner l’identité de la ville, en faisant appel à la mémoire des habitants mais également à leur imagination. Nous nous projetterons ensemble dans une ville future, rêvée ou fantasmé. Michel Bellier auteur familier du territoire, nous accompagnera dans ces rencontres et écrira le texte de J’habite une ville.

La création du spectacle aura lieu en fin de saison au Théâtre le Sémaphore avant de partir en tournée.

 

« Il y aura une ville. En bord de mer. Avec des canaux. Une vue où, pêle-mêle, se superposent des palmiers, des supertankers, des digues rafistolées, des gens qui regardent l’ horizon. Immense, la ville. Avec des canaux, un port, des librairies aux noms célèbres, une église dédiée à Ste Rita, des…Comment ?…Pardon ? Ça fait cher tout ça ? Ah oui, c’est vrai que c’est pas donné… Bon alors… Il y aura un village. Petit. Des arbres, beaucoup. Et une rivière avec des poissons. Dans ce village, toute une population, des gens qui…Pardon ? Ça aussi, c’est hors de prix ? Ah…

Alors, il y aura deux êtres… Deux, ça va deux ? Un peu perdus, un peu clowns. Des clowns de grands chemins s’échinant à retrouver l’urgence sur les bandes d’arrêts des convenances. Des éternels chasseurs-cueilleurs grimpant aux arbres du jamais vu. Car, dans ce texte, il y aura la légèreté des ballons gonflés avec la bouche, des couleurs toutes neuves qui sortent à peine de chez le marchand, la main de l’être cher dans la sienne, et aussi le splatch de la lourdeur qui s’écrase. Car nous parlerons d’espoir, d’envol et donc forcément… »     Michel Bellier

 

Equipe de Création : Michel Bellier / Auteur, Thomas Garcia / Mise en scène & musiques, Aurélie Péglion / Comédienne, Benjamin Mignecco / Comédien, Thierry Paladino / Vidéo, Myriana Jukic / Costumes, Antoine Hansberger / Régie.