La compagnie Gorgomar présente

Polichinelle

 » Tout est permis « 

Création 2020

D’après un canevas de Serge Dotti.

 

L’histoire :

Polichinelle est poursuivi par le diable, qui veut le mettre dans le sac à patates pour le descendre aux enfers. Mais la vie est belle pour Polichinelle. Pour séduire la belle Lola, il se met en quête d’un pan bagnat. La vie est belle pour Polichinelle, rythmé par la musique de ses coups de bâtons. Polichinelle, cri, rit, coure, saute…course-poursuite et bastonnade pour notre plus grand plaisir.

 

D’après un canevas de Serge Dotti.

Jeu et construction : Aurélie Péglion et Fanny Tissot-Giordana / Musique et regard extérieur : Thomas Garcia / Costumes : Julie Jacquet / Construction du castelet : Richard Lazzari Collaboration artistique : Sylvie Osman et Greta Bruggeman- Cie Arketal / Erika Faria De Oliveira.

 

 

Les personnages

Polichinelle : Polichinelle se distingue par une identité plastique, il a une gueule, une physionomie type. Menton en galoche, nez proéminent, double bosse, coiffe, costume bariolé et bicolore. Accessoire essentiel : son bâton.

Lola : La belle jeune fille, proie des fantasmes de Polichinelle. Naïve, elle n’a jamais vu le loup. Rire retentissant, chevelure et poitrine imposantes.

Le boulanger : Rond, nez en patate, ventre énorme, petites jambes. Il est bête, lent et lourd. Il se nomme : Triplandouille

Le diable : Mi-Homme, mi-bête, yeux ronds, nez pointu, poilu. Il est calme, logique et froid. Moralisateur, il veut prendre l’âme de  Polichinelle.

Le gendarme : Petits yeux, grosses joues. Il aime bien rigoler et déteste être réveillé de sa sieste. Vieil ami d’enfance de Polichinelle. `

 

Polichinelle est un antihéros comique, archétype universel. Il est une figure populaire traditionnelle. Bouffon par excellence, héros subversif hérité de la commedia dell’arte.

 

 

Note d’intention

J’ai 4 ans lorsque je vois mon 1er spectacle : Polichinelle et sa moulinette de Serge Dotti. Je suis complètement embarqué et séduite par son univers. Enfant et adolescentes je vois tous ses spectacles. Notamment dans le jardin du Castel des deux Rois à Nice où il avait un castelet permanent. À 18 ans quand je décide de créer mon premier spectacle de marionnettes, c’est tout naturellement que je vais voir Serge ! Il me propose alors de m’écrire une féerie potagère pour 5 acteurs-marionnettiste : le chant des cougourdes. Quelques années plus tard, nous ouvrons ensemble un petit théâtre dans le vieux-Nice : le théâtre du pois chiche. Il devient mon partenaire et mon maître.
« Apprends-moi ! »
« Regarde ! La marionnette c’est le signe ! Vas-y Manipule. » et nous passons des heures à manipuler sans presque parler.

Nous jouons de nombreuses années Viva Garibaldi une épopée historique et Hilarante avec Gari Grant et Gari Cooper deux rats malicieux. Plus tard, il m’écrira une adaptation pour marionnettes de docteur Jekill et Mister Hyde : Hyde 1=2.

Son Polichinelle a marqué des milliers d’enfants et de parents, il l’aura joué plus de 35 ans…Avec toujours la même folie, la même jubilation de faire rire aux éclats son public.
Jouer dans les jardins était très important pour Sergio. Cela lui permettait d’être proche des gens, et de retrouver un côté primitif de la marionnette. En 2017, Il est parti rejoindre Aristophane en 2018 après un cancer de merde.

Fanny mon amie d’enfance qui s’occupait de la production de notre dernier spectacle décide au même moment de se reconvertir et de devenir marionnettiste. Mon cœur bat…oui je sais Sergio « il n’y a pas de hasard, c’était le moment… »
Une nuit ça m’apparaît comme une évidence : il faut monter un Polichinelle avec Fanny et aller le jouer dans les jardins !

Voilà, c’est une histoire d’amitié, presque familiale.
C’est le désir de faire retentir les éclats de rires, de répandre avec Polichinelle cet univers cruel et hilarant. C’est une histoire de transmission…Vivà

Aurélie Péglion

 

Extrait :
– Je m’appelle polichinelle, La vie est belle, la vie est belle, je m’appelle polichinelle, La vie est belle. Je ne joue pas dl’acordéon Ni du piano, du violoncelle, la musique que j’aime est celle, des coups de bâtons. Surtout pas un mot car l’autre avec ses deux grosses cornes, il veut m’enfermer dans le sac à patates.
Entre le Diable, jeu de cache-cache.

Le Diable
– Mais où est-il donc passé ? Je l’ai vu qui courait par ici toute à l’heure. On le reconnaîtrait de loin et par mauvais temps : il a gros nez, un pif de patate rouge et s’il vous frappe avec son bâton, il pourrait vous casser en 3, en 4, et moi, le Diable, je m’en vais l’enfermer dans un sac à patates pour les descendre aux enfers et le cuire à feu doux. Son nom…c’est quoi son nom ? C’est ça Coccinelle ! Où est passée cette sale marionnette ?