» Le Ukulélé, c’est le plus petit des instruments à cordes. Il a été trop souvent moqué, ridiculisé, limité à des images d’Épinal recouvertes du sable d’Hawaï. L’humanité toute entière semble être passée à côté de cette invention aussi importante que le feu et la roue. Pourtant Nirvana, Bach, David Bowie, Georges Brassens, les Spice Girls composaient tous au Ukulélé. « 

Un trio de Ukulélé clownesque (création 30 novembre 2018)

Note d’intention

Après la création du solo clownesque musical Monsieur Mouche, je souhaite revenir à mes premières amours : le groupe. Fort de mon expérience au sein des Orteils Bleus, puis plus tard avec le Cri du Chœur, je désire une nouvelle fois croiser l’art du clown et la musique, à travers un trio de musiciens ukulélistes. Mon goût pour cet instrument n’a cessé de croitre au fil des ans pour aboutir à une réelle envie de le placer au centre du processus théâtral et de son propos. Voici bien plus qu’un instrument, un nouveau personnage qui conditionne la vie de ces 3 musiciens.

Je veux utiliser le clown pour le rapport privilégié et intime qu’il crée avec le public, mais aussi pour la liberté qu’il donne au jeu. Trois ukulélistes – clowns, viennent donner un concert… On a un bon début !
L’humour physique sera au rendez-vous je n’y peux rien, j’aime l’universalité du corps comique. J’aime les maladroits, ceux qui ratent…

Les personnages se débattront avec une touchante humanité pour arriver au bout de leur concert. J’imagine ces trois musiciens gonflés de bonheur à l’idée de partager leur amour du Ukulélé. Après des années de sacrifices à travailler leur instrument, aujourd’hui c’est le grand jour ils sont enfin prêts à tout donner même ce qui n’était pas prévu ! “  Thomas Garcia

 

Histoire

Le grand orchestre de poche ou G.O.P, c’est trois Ukulélistes qui viennent donner un concert. Entre reprises décalées et chansons originales, le G.O.P n’aura qu’un seul but : Essayer de terminer le concert ! Ces trois clowns musiciens qu’on prendrait volontiers pour des professionnels ne sont pas à la hauteur de leurs ambitions. Voici un concert qui tourne à la catastrophe pour notre plus grand plaisir !

Les musiciens ne sont souvent pas d’accord sur ce qui doit être joué ou dit. C’est la gaie-guerre. Les pupitres sont trop fragiles, le soliste est trop coincé, certains partent sur le premier temps au lieu du quatrième, les tempos ne sont pas respectés. Dans le public il y a une jolie femme, alors les égos gonflent et ça chatouille sous les pagnes. Mais le sable d’Hawaï ça gratte, on se dispute, les cordes cassent. Et dire que personne ne sait nager et encore moins faire du surf.

 

 

 

La Metteuse en scène :

Quoi de mieux que 2 étalons quarantenaires bien tapés à l’œil bleu rigolard et cabot et un jeune Jésus outsider voluptueux et électrique pour mettre tout le monde d’accord et enfin en finir sur ce qu’est un trio clownesque de musiciens ? Moi en face éclatée de rire voire par terre, je veux encore les regarder et boire toutes leurs conneries, leurs joies, leurs folies, leurs arrêts, leur tendresse si singulière.
Je souhaite que vous preniez en pleine poire cet éclat de rire géant.
Ils m’ont tous les 3 regardée de leur œil bleu-voyou et m’ont dit:
« assieds -toi, prends un crayon, un papier, ton thermos de thym et on s’occupe du reste ».
Les clowns ne finissent pas de m’étonner.           Charlotte Saliou

 

 

La formation musicale

Les styles musicaux abordés seront variés. Inspirés du 20ème siècle, une époque riche pour le ukulélé, Le répertoire du Grand Orchestre de Poche se composera de reprises ainsi que de créations originales, musique et texte.

Les reprises de succès musicaux surprendront le public avec leurs interprétations décalées et inattendues.

Les chansons originales interviendront pour mettre en valeur le personnage-auteur du texte, compositeur de la musique. Voilà pour le spectateur une manière d’entrevoir ce qui le préoccupe et ce qui le touche..

L’orchestre
Le grand orchestre de poche ! C’est assez pompeux et modeste en même temps. Une réelle ambition : l’amour du Ukulélé ! L’orchestre classique impose le sérieux, le professionnalisme. Il nous renvoie aux grandes œuvres de l’opéra, de ce lieu découle toute une histoire très marquée avec des codes et une tradition qui perdurent encore au 21eme siècle. L’orchestre de bal populaire nous invité plutôt à la simplicité. A la recherche du bonheur de l’après guerre. Cette volonté de vivre l’instant présent, là tout de suite et maintenant. En ce sens il est proche du clown !
Je veux naviguer entre l’image très sérieuse et codifiée d’un orchestre classique et celle d’un orchestre de cabaret proche des gens. Comme si l’orchestre lui-même hésitait entre devoir et plaisir.

 

Avec : Joris Barcaroli, Thomas Garcia, Karim Malhas.

Mise en scène : Charlotte Saliou

Regard extérieur humour Physique : Élise Ouvrier-Buffet

Régie : Antoine Hansberger – Production : Aurélie Péglion

Production : Compagnie Gorgomar / Coproduction Théâtre de Grasse, L’entrepont, La Fabrique Mimont  et le festival Scène de Cirque. Soutiens : Carte blanche Région Paca, ville de Nice, Conseil général 06