» Le Ukulélé, c’est le plus petit des instruments à cordes. Il a été trop souvent moqué, ridiculisé, limité à des images d’Épinal recouvertes du sable d’Hawaï. L’humanité toute entière semble être passée à côté de cette invention aussi importante que le feu et la roue. Pourtant Nirvana, Bach, David Bowie, Georges Brassens, les Spice Girls composaient tous au Ukulélé. « 

Un quatuor de Ukulélé clownesque (création 2018)

Note d’intention

Le retour au quatuor. Après la création du solo clownesque musical Monsieur Mouche, je souhaite revenir à mes premières amours : le quatuor. Fort de mon expérience au sein des Orteils Bleus, puis plus tard avec le Cri du Chœur, je désire une nouvelle fois croiser l’art du clown et la musique, à travers un quatuor de musiciens ukulélistes. Mon goût pour cet instrument n’a cessé de croitre au fil des ans pour aboutir à une réelle envie de le placer au centre du processus théâtral et de son propos. Voici bien plus qu’un instrument, un nouveau personnage qui conditionne la vie de ces 4 musiciens.

Alors que le jeu clownesque – sans nez rouge – entretiendra un rapport intime avec le public, nous explorerons son rapport hiérarchique au sein du groupe que forment les quatre musiciens de ce quatuor. Les conflits intérieurs de chaque personnage se heurteront à ceux des autres, créant la démesure dans une grande folie positive.

Je veux également explorer une nouvelle fois l’humour physique et la cascade burlesque afin de mieux en repousser les limites. Les corps empêchés par leurs maladresses luttent, comme un miroir de nos conflits intérieurs. Les personnages combattent les évènements extérieurs et les problèmes avec une humanité touchante. Je les imagine pétris de bonheur à l’idée de partager avec nous leur amour du Ukulélé. Ils ont tout sacrifié pour de longues répétitions dans des caves. Aujourd’hui c’est le grand jour, ils sont enfin prêts à tout donner même ce qui n’était pas prévu !

Thomas Garcia

Histoire

Le grand orchestre de poche ou G.O.P, c’est quatre Ukulélistes qui viennent donner un concert. Entre reprises décalées et chansons originales, le G.O.P n’aura qu’un seul but : Essayer de terminer le concert ! Ces quatre clowns musiciens qu’on prendrait volontiers pour des professionnels ne sont pas à la hauteur de leurs ambitions. Voici un concert qui tourne à la catastrophe pour notre plus grand plaisir !

Les musiciens ne sont souvent pas d’accord sur ce qui doit être joué ou dit. C’est la gaie-guerre. Les pupitres sont trop fragiles, le soliste est trop coincé, certains partent sur le premier temps au lieu du quatrième, les tempos ne sont pas respectés. Dans le public il y a une jolie femme, alors les égos gonflent et ça chatouille sous les pagnes. Mais le sable d’Hawaï ça gratte et lorsque l’alcool fait irruption sur scène, on se dispute, les cordes cassent. Et dire que personne ne sait nager et encore moins faire du surf.

La formation musicale

Dans la famille ukulélé je voudrais le père-baryton, le grand-frère-concert, le frère-ténor et la petite sœur-soprano

Il existe plusieurs types de Ukulélés qui produisent des tessitures différentes. Pour pouvoir utiliser tous les spectres sonores de cet instrument, nous jouerons avec toute la famille Ukulélé, du plus petit au plus gros.

Les styles musicaux abordés seront variés. Inspirés du 20ème siècle, une époque riche pour le ukulélé, Le répertoire du Grand Orchestre de Poche se composera de reprises ainsi que de créations originales, musique et texte.

Les reprises de succès musicaux surprendront le public avec leurs interprétations décalées et inattendues. C’est avec malice que nos quatre musiciens se plairont à jouer du Britney Spears en classique ou du Bach en Hard Rock.

Les chansons originales interviendront pour mettre en valeur le personnage-auteur du texte, compositeur de la musique. Voilà pour le spectateur une manière d’entrevoir ce qui le préoccupe et ce qui le touche, l’occasion de découvrir sa place hiérarchique au sein du groupe. Cette chanson, c’est également donner au personnage la chance de s’affirmer, c’est lui permettre de s’affranchir d’une subordination que le quatuor lui fait subir.